Art martial japonais fondé par Jigoro Kano en 1882. Le judo utilise saisies, déséquilibres, projections et travail au sol. Au-delà du combat, il repose sur l’apprentissage, le contrôle, le respect du partenaire et la recherche d’une utilisation efficace de l’énergie

Le judo est un art martial japonais créé par Jigoro Kano à la fin du XIXe siècle à partir de son étude de différentes écoles traditionnelles de jujutsu.
Sa pratique repose principalement sur le travail debout et le travail au sol. Debout, le judoka apprend à saisir, se déplacer, déséquilibrer son partenaire et utiliser son mouvement pour réaliser des projections. Au sol, il travaille notamment les immobilisations ainsi que, selon l’âge et le cadre de pratique, certaines techniques de strangulation et de clé.
Le judo ne repose pas uniquement sur la force physique. Le placement, l’équilibre, le timing, l’adaptation et l’utilisation du mouvement du partenaire jouent un rôle essentiel.
La pratique se construit également autour de l’apprentissage des chutes, du randori — pratique libre avec partenaire — et des kata, qui permettent de conserver et d’étudier différentes formes techniques.
Le partenaire occupe une place fondamentale : il est celui qui permet de travailler, d’expérimenter et de progresser. Le contrôle du geste et le respect de l’autre font donc partie intégrante de l’apprentissage.
Jigoro Kano (1860–1938) étudie plusieurs écoles de jujutsu dans sa jeunesse. Il cherche progressivement à conserver leurs principes techniques tout en développant une méthode pouvant également servir à l’éducation physique, intellectuelle et morale.
En 1882, à l’âge de 22 ans, il fonde le Kodokan à Tokyo. Son enseignement synthétise différentes traditions du jujutsu et écarte ou transforme certaines pratiques jugées trop dangereuses pour permettre un entraînement régulier entre partenaires. Le judo se développe ensuite dans les écoles, les universités et différentes institutions japonaises avant de se diffuser à l’étranger.
Kano conçoit le judo comme bien davantage qu’une méthode de combat. Deux principes deviennent centraux dans sa pensée : Seiryoku Zenyo, que l’on peut comprendre comme la recherche de la meilleure utilisation de l’énergie, et Jita Kyoei, l’idée de prospérité et d’entraide mutuelles. France Judo les présente aujourd’hui encore comme deux principes majeurs de son enseignement.
Au cours du XXe siècle, le judo se développe progressivement comme discipline internationale et sportive. Il entre au programme olympique masculin lors des Jeux de Tokyo en 1964, tout en conservant une dimension martiale, éducative et culturelle qui dépasse la seule compétition.
Le judo repose sur l’idée que l’efficacité ne vient pas uniquement de la force, mais de la capacité à comprendre et utiliser correctement l’équilibre, le mouvement, le placement et l’énergie.
Jigoro Kano a associé cette recherche technique à une dimension éducative. La progression individuelle doit également contribuer à la progression des autres.
Le respect du partenaire est donc essentiel : apprendre à projeter implique également d’apprendre à chuter ; attaquer implique de savoir contrôler son geste ; progresser nécessite un partenaire avec lequel il est possible de travailler en confiance.
Deux principes traditionnellement associés à l’enseignement de Kano résument cette conception :
Seiryoku Zenyo — rechercher l’utilisation la plus efficace de l’énergie.
Jita Kyoei — progresser et prospérer ensemble par l’entraide mutuelle.
Le judo peut être pratiqué sous des formes très différentes selon l’âge, les capacités et les objectifs : éveil et découverte pour les jeunes enfants, apprentissage technique, loisir, préparation physique, compétition ou recherche martiale.
Il peut particulièrement convenir aux personnes qui aiment le contact, le travail avec partenaire, les projections, le contrôle du corps, les déséquilibres et le combat au sol, sans utiliser de frappes dans la pratique sportive habituelle.
www.ffjudo.com
www.ijf.org
Kodokan Judo Institute